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barreaudalger
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Ce blog est élaboré afin d'évaluer le metier d'avocat au niveau d'Alger.
Catégorie :
Blog Politique
Date de création :
23.07.2007
Dernière mise à jour :
29.10.2008
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La Polimique ----> Source :Le quotidien d'El Khabar

Posté le 04.04.2008 par barreaudalger
ردا على تشكيكه في استقلالية العدالة
نقابة القضاة تتهم سليني بالبحث عن مآرب شخصية

اتهمت نقابة القضاة ''أطرافا'' تمارس ضغوطا باسم استقلالية القضاة والقضاء ''لخدمة أغراض شخصية''، في إشارة إلى عبد المجيد سليني، نقيب المحامين بالعاصمة، الذي صرح مؤخرا، من منبر ''منتدى المجاهد''، بأن القضاة غير مستقلين وأن استقلالية القضاء في عهد الحزب الواحد كانت أحسن من اليوم.
عاد الصراع مجددا بين القضاة وهيئة الدفاع، إذ ردت النقابة الوطنية للقضاة، في بيان شديد اللهجة، أمس، على تصريحات نقيب المحامين بالعاصمة، عبد المجيد سليني، التي طعن من خلالها في استقلالية القضاء في الجزائر، مفضلا عهد الحزب الواحد. وأوردت نقابة القضاة، في بيانها، ''لا نقبل أبدا ما يمارس باسم أشخاص لا يمثلون إلا أنفسهم، بدافع الزعامة الشخصية ولأحقاد دفينة وأمراض مزمنة ولخدمة مآرب شخصية دنيئة، بعد الفشل الذي منيت به على أكثـر من صعيد''. ورأت النقابة أن هذه الأطراف ''حاولت باستمرار تنصيب نفسها كوصي على استقلالية القضاء والقضاة، وممارستها لضغوط مستمرة بكل الطرق والوسائل لخدمة أغراض شخصية بعيدة كل البعد عن خدمة العدالة والمتقاضي''.
وطعن بيان النقابة التي يرأسها جمال عيدوني، في صدقية التصريحات التي أطلقها عبد المجيد سليني. موضحا أن ''استقلالية السلطة القضائية والقضاة الذين يصدرون الأحكام باسم الشعب الجزائري في جلسات علنية، مكفولة ومضمونة دستوريا ''. مضيفا أن ''الحارس على هذه الاستقلالية وصونها هو المجلس الأعلى للقضاء، الذي يرأسه الرئيس عبد العزيز بوتفليقة''. كما أكد أن ''القضاة ليسوا في حاجة على محام يدافع عن استقلاليتهم، سواء كان معينا في إطار المساعدة القضائية أو كان مأجورا''.
وختمت النقابة بيانها بدعوتها هيئة الدفاع إلى ''اتخاذ موقف تجاه هذه التصرفات التي لا تخدم العدالة ولا الدفاع، بل تسيء إلى البلاد، وتحاول حجب الحقيقة وتشويه الواقع والانتقاص من شأن العدالة''.

La formation, une priorité

Posté le 30.03.2008 par barreaudalger
Maître Abdelmadjid Silini, bâtonnier d’Alger, invité du Forum d’El Moudjahid : “La formation, une priorité”
29-03-2008 à 21:23 Tahar Mohamed AL ANOUAR


Maître Abdelmadjid Silini, qui vient d’être réélu à la charge de bâtonnier d’Alger tout récemment, a rendu hommage à El Moudjahid qui, à travers son Centre de presse, a su créer un espace de débat pour faire avancer la compréhension des problèmes qui se posent à notre société, permettre l’expression et les discussions publiques, mettre sur le plateau ce qui peut servir à la résolution des problèmes et amener chacun à s’imprégner de l’analyse du professionnel.
Le bâtonnier d’Alger était l’invité du Centre de presse d’El Moudjahid pour entretenir l’assistance des priorités de son nouveau mandat et évoquer l’état des lieux de la justice et ce que peut apporter, en termes de changement, la réforme.
Etre dignes de nos aînés
Evoquant sa réélection à la charge de bâtonnier, Maître Abdelmadjid Silini relève qu’il s’est acquitté au mieux de ses capacités. Nous agissons toujours dans le sens où il nous faut être dignes de nos aînés, pour défendre un idéal auquel ils se sont sacrifiés dans le combat contre l’oppression coloniale, pour la défense des libertés, le droit, l’idéal de justice.
Pour l’éminent bâtonnier, si un jour des citoyens peuvent sortir des espaces de justice en se déclarant satisfaits, on peut estimer la tâche accomplie. Nous n’en sommes pas là malheureusement, où l’on peut estimer que 70 à 80% de justiciables pensent qu’il n’y a pas une prise en charge suffisante de leurs affaires, qu’on ne les écoute pas assez. La bonne application de la loi, le souci d’équité et d’équilibre doit, selon l’orateur, imprégner les décisions de justice. Dans cette direction, le bâtonnier pense qu’il y a encore beaucoup d’efforts à faire. L’orateur a donné l’exemple de pays étrangers et de pays arabes qui ont réussi ce pari d’avoir une justice réellement indépendante, fiable et stable.
Le premier chantier
Maître Abdelmadjid Silini rappelle que le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a fait de la réforme de la justice son premier chantier. En bâtissant, dit-il, la Maison de la Justice, en la réformant, on pourra construire un appareil judiciaire qui répond aux préoccupations de tous. L’orateur s’est étalé sur les dysfonctionnements actuels qui ne permettent pas, dit-il, une véritable expression de la décision de justice encore sous influence, contrairement aux premières années de l’indépendance où l’on avait une justice réellement indépendante.
Le bâtonnier d’Alger affirme ne vouloir jeter la pierre à personne, et encore moins à l’appareil judiciaire, conduit de la société qui ne peut vivre en dehors de l’influence de ce qu’apporte la société elle-même. L’éminent juriste fait remarquer qu’au titre des dysfonctionnements, 85% des décisions de justice sont des décisions de confirmation au niveau des cours. Ces cours sont devenues des chambres de confirmation. Il y a donc problème qui amène à dire, souligne Me Silini, qu’il faut repenser l’organisation de la justice. Il faut faire échapper, ajoute-t-il, le magistrat du siège de la tutelle du ministère public.
L’orateur pose la question de savoir pourquoi un président du tribunal est désigné par la chancellerie. N’est-il pas préférable qu’il soit élu par ses pairs ? Donner l’indépendance au magistrat du siège, c’est la meilleure contribution à la réforme de la justice. Pour Maître Abdelmadjid Silini, la réforme de la justice, ce n’est pas uniquement construire des tribunaux. L’orateur se désole de gâchis constatés qui portent atteinte, dit-il, aux finances publiques. Il n’y a rien de plus dramatique, affirme l’éminent bâtonnier, que d’entendre un citoyen déclarer que ses droits ne sont pas reconnus. Quelle satisfaction retirer après un tel constat. Ce pays a suffisamment souffert et suffisamment payé. Il nous faut répondre aux aspirations de la population.
Capacités de répondre aux exigences du service public
Il nous faut être capable de répondre aux exigences du service public. C’est pour ne pas totalement y répondre qu’a été perdu la confiance des citoyens. Encore une fois, il nous faut être dignes de toutes les grandes figures qui ont fait la grandeur de notre corporation, souligne Maître Silini, et rendre à celle-ci ses lettres de noblesse, où pendant longtemps on n’y arrivait que par vocation et une certaine expérience, une solide formation. La profession d’avocat a été une profession de qualité. C’est la seule profession qui est restée indépendante. Par la suite, les choses ont été moins évidentes, regretté le bâtonnier, où beaucoup de jeunes avocats ont connu la désillusion. Du côté de la magistrature, l’orateur relève l’existence de la magistrature qui dispense, dit-il, un enseignement de qualité, assure le recyclage. Les choses de ce côté-là se redessinent, confortées par des accords de partenariat avec la Belgique, l’Espagne, la France et les Etats-Unis. L’institution judiciaire se recycle aussi. Le fait de côtoyer les autres constitue en soi un acte de formation. Ce n’est actuellement pas le cas pour les avocats, or l’avocat dispense un service public.
Manque de formation
On subit actuellement un manque terrible de formation, fait remarquer l’orateur, ce qui a une influence sur la déontologie. La moralité y a pris un coup aussi. L’évolution est conditionnée par la mise en place d’instruments de formation, par l’émergence d’un environnement adéquat. Pour l’exemple, il existe 4.300 avocats à Alger pour 20.000 à Paris, 4.300 sont encadrés par 12 ou 13 fonctionnaires, ils sont 250 fonctionnaires de qualité, à Paris.
Les Français ont une institution étoffée, qui gère la corporation. Les fonctionnaires y sont de très haut niveau. Sans vouloir faire des comparaisons trop poussées, parce que les conditions d’évolution pour les uns et les autres sont différentes. Maître Abdelmadjid Silini relève qu’en ce qui nous concerne, nous voulons bâtir une institution correcte, qui assure un minimum de service public. Pour gérer la profession au niveau du barreau d’Alger, le bâtonnier estime nécessaire l’apport de 50 à 60 cadres (sortir un bulletin, gérer un département de formation, lui assurer une fiabilité). Le bâtonnier regrette que la profession ne soit pas dans les préoccupations des pouvoirs publics. On a tendance à croire que l’Ordre des avocats est de nature privé. Or il a un caractère libéral, ce qui est différent. Nous sommes investis d’une mission de service public, relève l’orateur. C’est pour que cette mission soit accomplie correctement que j’ai accepté de solliciter un nouveau mandat.
Un travail de réorganisation important
Nous avons fait un travail important, l’informatisation, la réorganisation des dossiers de tous les avocats depuis l’indépendance à ce jour, l’apurement de contentieux concernant certains dossiers. On a remis de l’ordre. Dans le passé, le barreau d’Alger se résumait à un secrétariat. On ne pouvait gérer la profession comme cela.
Tous les dossiers sont aujourd’hui numérisés. Je me suis réinvestis pour être un des agents qui pouvait participer à l’œuvre de promotion de la profession, l’accompagner. L’orateur souligne que le statut des avocats va amener la stabilité, une réelle indépendance à la profession par rapport à l’institution judiciaire. Plus on donne des droits à la défense, plus la profession ne pourra que mieux se porter, affirme le bâtonnier.
Pour Maître Silini, les pouvoirs publics ne prennent pas suffisamment en compte notre approche.
Aujourd’hui on n’a pas les moyens de prendre en charge les préoccupations des avocats. Maître Abdelmadjid Silini, souligne qu’il y a aujourd’hui des cabinets d’avocats étrangers qui s’installent dans notre pays et ne feront pas appel à nous si on n’est pas suffisamment formés. Pour la formation, une enveloppe a été débloquée. Il y a une assiette foncière qui a été trouvée. Il nous faut réorganiser l’outil de formation et mettre l’accent sur la formation continue. Un département de la formation se structure actuellement. La mission du barreau est de permettre à ses membres de se hisser aux exigences d’une mondialisation. C’est un objectif. Il reste un objectif à atteindre, selon Maître Abdelmadjid Silini.
Si l’on reste dans la situation actuelle, l’avocat ne pourra se charger que des affaires de statut personnel à l’exclusion de tout le reste.
Le bâtonnier affirme avoir saisi le ministère des Finances pour la mise en place d’un nouveau système d’imposition.
Des ressources pour financer les activités du bâtonnat
Il affirme avoir le souci de trouver des ressources pour financer les activités permettant la promotion de la profession, permettre aux avocats d’avoir une protection sociale efficace. L’orateur rappelle, pour l’exemple, celui du barreau de Marseille qui dispose de locaux qui sont loués, ce qui permet au barreau de financer ses activités.
Si on arrive à réaliser nos objectifs en matière de formation, du respect de la déontologie, de la gestion, du cursus professionnel, on aura réalisé 80% de notre mission.
Dans le débat, le bâtonnier a eu à répondre aux sollicitations et interrogations de l’assistance.
L’orateur a relevé que le bilan sévère qu’il fait du fonctionnement de la justice, ne correspond pas à une volonté pour lui de jeter la pierre à l’institution. Mais les dysfonctionnements de l’appareil judiciaire nous interpellent. 70% à 80% de personnes ayant affaire à la justice s’estiment insatisfaits, une prison qui fabrique des délinquants, des délinquants présentés pour la première fois à la justice sans casier judiciaire préalable qu’on envoie directement en prison, le bâtonnier en citant ces faits affirme que ce n’est pas toujours la bonne solution qui est choisie.
Des histoires de famille ordinaires où l’un des membres finit en prison pour avoir giflé sa sœur sur plainte de celle-ci, l’orateur trouve tout cela excessif.
90 à 95% des décisions sont des confirmations
Pour Maître Abdelmadjid Silini, le juge a perdu son indépendance 90% à 95% des décisions sont des décisions de confirmation auprès d’une cour d’appel. Pourquoi une telle institution alors ? se demande le bâtonnier qui trouve qu’elle ne constitue dans ce cas de figure qu’une charge pour la collectivité.
90% de l’instruction qui se font par le juge s’arrêtent au contenu du rapport de la gendarmerie nationale ou du procès-verbal des services de la police. Pour Maître Abdelmadjid Silini, il faut d’autres mécanismes. Le bâtonnier regrette les ingérences de la hiérarchie judiciaire. Le magistrat est devenu un fonctionnaire qui obéit à son chef hiérarchique. Le bâtonnier relève qu’en relevant cela, il ne jette pas la pierre à l’institution judiciaire, mais reste guidé par le souci d’une justice fiable et équitable. Il faut donc remettre la mécanique sur la juste voie. Quand vous avez 100 dossiers en cours d’examen, que sur 100 dossiers, il y a 100 appels et qu’on a en définitive 100% de confirmations, cela veut dire que 100 avocats sont dans l’erreur. Ce qui n’est pas normal, avouons-le, comme résultat. Une situation pareille, est-ce possible, s’interroge le bâtonnier. Et pourtant la réalité est là. C’est ce genre de situation que nous vivons.
Peut-être que ce sont les avocats qui ne sont pas convaincants, souligne un participant, ce qui vaut la réplique suivante du bâtonnier qui relève qu’il faut laisser à l’avocat la possibilité de défendre, s’il n’est pas convaincant, il s’auto-élimine, car la concurrence est là. Elle est très rude.
Il n’est pas donné à n’importe qui d’être avocat
Il n’est pas donné à n’importe qui d’être avocat, relève l’orateur. Cela exige du sérieux, avoir comme livre de chevet le code de procédure civile et le code de procédure pénale.
Ceci étant, on trouve de temps en temps, c’est vrai, des avocats qui passent à côté. Revenant sur l’incarcération d’un primo délinquant, notamment pour des faits mineurs, suite à une question, le bâtonnier confirme que la loi prévoit toujours le bénéfice du sursis. Ce n’est pas ce qui arrive le plus souvent dans les jugements qui sont prononcés.
Par ailleurs 90% des affaires sont le plus souvent renvoyés, le magistrat du siège est souvent prisonnier de l’influence de la tutelle avant de prendre une décision, il scrute souvent le regard du procureur.
Maître Silini observe une régression dans cette façon de rendre la justice. L’orateur trouve cependant qu’il y a des choses positives qui se font dans la magistrature et notamment sur le volet de la formation. Il pense que c’est à travers la formation que l’on pourra à l’avenir décider des améliorations.
Le rôle de l’autorité judiciaire, la chancellerie, la philosophie que l’on a de la justice devraient converger alors vers une réelle indépendance du magistrat et une justice équitable.
Le magistrat ne doit avoir que sa conscience pour juger
Le magistrat du siège ne doit avoir que sa conscience dans le rendu des jugements, son travail ne doit pas se réduire à une affaire de statistiques. Dire à un magistrat qu’une affaire jugée en correctionnelle ne doit pas avoir plus de deux audiences, qu’une affaire civile, ne doit pas non plus avoir plus de trois audiences, revient à ne travailler que pour la statistique.
Le bâtonnier émet des réserves sur cette façon de procéder. Pour Maître Silini, il faut une justice qui puisse satisfaire le justiciable. Il faut recadrer cette mission. Beaucoup de choses positives sont faites mais la chose la plus importante à faire, fait remarquer l’orateur, c’est de remettre le pouvoir de décision au magistrat et non l’inonder de dossiers à traiter, 80 % des décisions sont des décisions de défaut.
9 milliards de centimes pour la gestion du bâtonnat
A propos d’une question sur l’utilisation de l’argent du syndicat du barreau, le bâtonnier estime la cagnotte à 9 milliards de centimes. Pour la première fois, on achète, dit-il, deux espaces de 140 m2 où on a logé l’administration. Cette cagnotte servira à la réalisation de la Maison de l’Avocat, à faire de la formation continue. Le bâtonnier relève que la situation des syndicats de barreau dans les pays voisins sont dans une meilleure situation financière que nous.
N’importe quel avocat est en mesure de demander la vérification des comptes.
Pour Maître Silini, nous sommes le seul Conseil de l’ordre qui présente ses comptes financiers. Cela étant, Maître Silini ne résiste pas à la tentation de jeter un regard admiratif sur la Maison du barreau de Paris et sur celle de Beyrouth, véritables joyaux d’architecture.
Le bâtonnier souhaite que l’on donne une image positive à la profession. Par devoir professionnel, dit-il, il s’astreint dans le cadre de ses activités à ne prendre que le billet d’avion dans le cadre de ses déplacements, tout le reste est à ma charge.
Les dépenses sont faites à bon escient
Les avocats savent que nous ne dépensons pas à tort et à travers l’argent de la collectivité qui doit aller principalement à la formation des avocats. Dans le cadre de nos échanges en matière de formation, il ne nous est pas toujours possible de prendre en charge les formateurs étrangers séjournant chez nous. C’est regrettable faute de moyens.
Il faut trouver des solutions pour régler ce type de problème. Intervenant dans le débat, Maître Ouali Rachid, avocat-conseil, relève qu’on a délocalisé la cour d’Alger pour la transférer à Hussein Dey. Or, dans la pratique, on délocalise un tribunal, pas une cour, notamment celle qui a vu le passage de ténors du barreau comme de grands magistrats, la voix de condamnés à mort durant la lutte de Libération nationale. La cour est au cœur de la ville, note Maître Rachid Ouali. A propos d’une expulsion d’une mère de famille de quatre enfants qui s’est retrouvée dans la rue, le bâtonnier relève que des situations pareilles sont de la responsabilité de tout le monde. Le magistrat est l’arbitre dans une telle perspective. Il ne doit pas permettre qu’une personne soit blessée dans son amour propre ou dans sa condition. Dans tous les cas, le citoyen a droit au respect le plus complet.
Dans l’affaire citée par une participante, le bâtonnier y voit probablement un abus de pouvoir. C’est un encouragement à l’injustice. Le procureur a un pouvoir d’appréciation. Concernant le comportement de certains, vis-à-vis de jeunes avocats, il ne faut jamais sous-estimer une compétence, relève Maître Silini. Concernant toujours la formation, Maître Silini avance que l’université ne dispense plus le même enseignement. Aujourd’hui, ce ne sont plus les mêmes qualités que l’on retrouve.
Les gens font plus attention à leur carrière
Les gens font plus attention à leur carrière. Parfois cela se fait au détriment du droit des citoyens. On a enlevé au magistrat son pouvoir d’appréciation. Concernant une question sur les dernières élections au batônnat d’Alger, elles ont été les élections les plus crédibles, relève le bâtonnier. On a supprimé l’usage abusif de la procuration qui ne peut être acceptée qu’à titre vraiment exceptionnel. Il y a eu ainsi un nombre restreint de procurations.
Sur le vote des stagiaires, le bâtonnier relève qu’il n’est pas aisé d’obtenir la voix des stagiaires et si elle est allé pour ma personne, c’est un signe de confiance qui m’a été fait. 25 sièges sur 31 ont été obtenus par la liste Silini.
Les avocats ce sont d’abord ces citoyens avec un pouvoir d’appréciation.
De jeunes magistrats tentent de prendre la relève
A propos de magistrats, le bâtonnier regrette que les meilleurs magistrats ont quitté la profession en raison de la dureté d’exercice de la profession. Aujourd’hui, il y a des jeunes magistrats qui tentent de prendre la relève et un institut de la magistrature qui dispense un bon enseignement. Ces magistrats doivent pouvoir dire le droit. Le bâtonnier s’annonce favorable pour que des salaires très élevés soient distribués aux magistrats pour les soustraire à la corruption notamment. Le juge doit rendre la justice en son âme et conscience. C’est cela le principe.
Dire que vous allez trop loin
L’avocat doit avoir aussi toute latitude de dire au magistrat là vous allez trop loin sans craindre des suites disciplinaires. Le bâtonnier rappelle que la préoccupation du Président de la République est de voir l’émergence d’une justice fiable et crédible. C’est une approche qui est la nôtre, mais le reste ne suit pas. Il faut du temps pour recadrer les choses et notamment voir le magistrat du siège retrouver son indépendance. Nous voulons tous une justice rendue dans la sérénité.
L’avocat est justiciable comme un autre
S’agissant des poursuites contre des avocats, le bâtonnier relève que l’avocat est justiciable comme une autre personne. Cela dépend de la faute commise. La loi le protège dans ses rapports avec le magistrat sans qu’on puisse l’accuser d’outrage à chaque fois qu’il a un échange assez vif avec le magistrat. Le bâtonnier à propos de son mandat relève qu’il a mis l’accent sur la moralisation de la profession d’avocat sur le respect de la déontologie. Chacun à le devoir d’exercer son métier en y respectant toutes les règles pour donner au citoyen tous les gages d’une justice bien rendue à travers tous ses acteurs. Nous avons en face de nous les expériences de pays étrangers qui ont su donner à la justice tout son sens en sécurisant le citoyen.
De redoutables défis à relever
Le secteur judiciaire doit s’élever au niveau des responsabilités qui sont les siennes, en conclut Maître Silini. Nous sommes aujourd’hui face à de redoutables défis, une mondialisation qui nous impose une mise à niveau pour pouvoir répondre aux sollicitations et des justiciables et du marché.
Il y a des avancées à faire sur des matières qui sont aujourd’hui au cœur même des problématiques de la mondialisation et du monde des affaires. Il nous faut les maîtriser pour soutenir dans la profession qui est la nôtre, la concurrence de cabinets étrangers qui s’installent chez nous. Le bâtonnier assure que pour la corporation, son capital expérience quand ils sera consolidé, pourra grandement servir à une meilleure qualité de la justice. Il y a volonté de la part du bâtonnat d’introduire les conditions d’une formation qui soit à la hauteur des enjeux.
T. M. A.

La justice n'est pas indépendante

Posté le 30.03.2008 par barreaudalger
سليني ينتقد وضعية العدالة ويرد على بلعيز

المصدر : الخبر
أكد عبد المجيد سليني، نقيب محامي العاصمة، أن العدالة في مصر ''أكثـر استقلالا وقوة من العدالة في الجزائر''، موضحا بأن ''القضاة خاضعون للوصاية''. وجدد التأكيد على أن هناك إسرافا في اللجوء إلى الحبس المؤقت، وأن السجون عادة ما تصنع منحرفين.
أضاف سليني، خلال نزوله ضيفا على منتدى جريدة ''المجاهد''، أمس، بأن أوضاع العدالة في الجزائر لا تبعث على الارتياح، مستغربا كيف أن ''القضاة كانوا أكثر استقلالا خلال الحزب الواحد، مقارنة بوضعهم الآن ونحن نعيش عهد التعددية والانفتاح الديمقراطي''. وأشار إلى أنه كان قاضيا في السبعينات قبل أن يمارس مهنة المحاماة، و''لم يكن من السهل آنذاك التدخل في عمل القاضي أو توجيهه''، مؤكدا أن كثيرا من القضاة يكونون مقتنعين بأن المتهم بريء دون أن يتمكنوا من الحكم لصالحه، داعيا إلى ضرورة إبعاد القضاة ومسارهم المهني عن ضغط الوصاية، وتمكينهم من تسيير أمورهم بأنفسهم.
وشدد سليني على أن إصلاح العدالة لا يتحقق بتغيير أثاث المحاكم أو تجديد أرضياتها، وقال بأن انتقاداته ليس الهدف منها الإساءة، و''إنما نابعة عن شعور بعدم الرضا عن واقع العدالة''، مؤكدا أن كثيرا ما جلبت له هذه الانتقادات متاعب، وأنه دفع فاتورة غالية من جراء ذلك في كثير من الأحيان.
وأشار نقيب محامي العاصمة إلى أن 80 بالمائة من المتقاضين ليسوا راضين عن نوعية الأحكام القضائية، مشيرا إلى أنه ''في السابق كان الإفراج أو الحبس مع وقف التنفيذ يمثل ثلث الأحكام الصادرة، في حين أنها أضحت لا تمثل سوى العشر الآن''، وجدد التأكيد على أن هناك مبالغة في اللجوء إلى الحبس المؤقت في حالات لا تستدعي ذلك، معتبرا بأن السجون كثيرا ما تصنع منحرفين، وأن محاكم الاستئناف تحولت إلى محاكم لتأكيد القرارات الابتدائية. ومن جهة أخرى انتقد سليني عمل قضاة التحقيق، وأوضح بأن هؤلاء لا يقومون في معظم الأحيان سوى بإعادة محاضر الشرطة أو الدرك، مشيرا إلى ''أن تحقيقات الدرك والشرطة تكون في معظم الوقت أكثر دقة''. واعتبر نقيب محامي العاصمة بأن العدد الكبير من الملفات التي يدخل بها القاضي قاعة الجلسات، تحرم المحامين من المرافعة، خاصة الشباب منهم الذين يقاطعهم القضاة ويطلبون منهم الاختصار في كل مرة، فيما بدا ردا على تصريحات وزير العدل خلال حواره لـ''الخبر'' فيما يتعلق بهذه النقطة.
واعتبر سليني أنه إذا كان القضاة قد استفادوا من تحسين في مجال التكوين، فإن هذا ليس حال المحامين، مؤكدا على ضرورة مساهمة السلطات العمومية في هذا المجال، كما أوضح بأنه حضّر مجموعة من الاقتراحات في مجال توفير إمكانيات مالية للنقابة تمكنها من ضمان تمويل دورات تكوينية للمحامين.
ومن جهة أخرى، أوضح بشير مناد، رئيس الاتحاد الوطني للمحامين في اتصال مع ''الخبر''، بأن الاجتماع الذي عقد يوم الخميس الماضي، وحضره نقباء النواحي، خرج ببعض القرارات التي تم الاتفاق عليها، حيث تقرر طلب موعد مع وزير العدل حافظ الأختام، لمناقشة مجموعة من القضايا التي تخص المهنة معه، مثل قانون المهنة المجمّد منذ فترة، وكذا إعادة تفعيل مقر الاتحاد الموجود على مستوى المحكمة العليا، إضافة إلى قضايا أخرى، مشددا على أن الهدف هو إعادة بعث الحوار والنقاش مع الوزارة.

Partenariat entre la Cnep-Banque et Cardif

Posté le 26.03.2008 par barreaudalger
Première à se lancer dans la Bancassurance

La Caisse nationale d’épargne et de prévoyance a signé hier au siège de cette banque un accord de partenariat de bancassurance avec Cardif, filiale de la banque française BNP Paribas Assurance, indique un communiqué rendu public par la Cnep-Banque, confirmant l’information que nous avons rapportée dans une précédente édition. A la faveur de cet accord, Cardif El Djazaïr distribuera ses produits d’assurance à travers le réseau de la Cnep-Banque. L’ensemble des produits d’assurance-vie, d’épargne et de protection conçus par Cardif El Djazaïr, filiale de Cardif pour le marché algérien, sera proposé dans les agences de la banque algérienne.

Les deux partenaires envisagent à terme de créer une filiale commune. La Cnep-Banque espère à travers ce partenariat bénéficier d’un transfert de savoir-faire de Cardif, leader mondial de l’assurance des emprunteurs. La compagnie présente dans 42 pays compte parmi ses partenaires plus de 35 des 100 plus grandes banques dans le monde. Cette expertise de Cardif porte notamment sur la gamme de produits, l’accompagnement commercial, la formation, la gestion et la maîtrise des risques, précise le communiqué. Le choix de Cardif pour la Cnep n’est pas fortuit. La banque algérienne a, en effet, un réseau étoffé de 206 agences et un portefeuille de clients qui dépasse les 3 millions. La Cnep-Banque est entre autres spécialisée dans la collecte d’épargne des ménages et dans le crédit immobilier où elle est leader du marché. Le communiqué de la Cnep souligne que cette dernière « ambitionne à travers ce partenariat avec Cardif, pionnier de la bancassurance, de renforcer sa position sur ces marchés et de devenir le premier bancassureur en Algérie ». Les deux institutions financières sont optimistes quant à la réussite de ce partenariat. « Avec 34 millions d’habitants, l’Algérie représente le premier marché du Maghreb. Le faible poids de l’assurance par rapport au PIB conjuguée à une croissance soutenue de l’Algérie en fait un pays à très fort potentiel de développement », peut-on ainsi lire dans le communiqué. De nombreux professionnels du secteur des assurances ont déploré le fait que seules les branches des assurances obligatoires connaissent un essor en Algérie. Les autres branches, telles que celle de l’assurance-vie, sont pratiquement inexistantes. La Cnep et Cardif projettent donc d’occuper ce terrain vierge. Leur partenariat a pour finalité « de répondre aux besoins croissants des Algériens en matière de protection, de prévoyance et d’épargne et d’offrir aux clients de la Cnep-Banque un large choix de produits financiers diversifiés et de qualité ».

Nora Boudedja

UNION INTERNATIONALE DES AVOCATS

Posté le 16.03.2008 par barreaudalger
الرئيس الشرفي للاتحاد الدولي للمحامين بول نيمو لـ''الخبر''
المحامون الجزائريون سيواجهون منافسة شرسة من مكاتب المحاماة الأنجلوساكسونية




دعا الرئيس الشرفي للاتحاد الدولي للمحامين، السيد بول نيمو، المحامين الجزائريين للإسراع في التكوين وإعداد العدة، لمجابهة المنافسة القوية لمكاتب المحاماة
الأنجلوساكسونية. وقال المتحدث بأنه بمجرد استكمال مفاوضات الجزائر للانضمام للمنظمة العالمية للتجارة، سيفتح المجال واسعًا لهذه المكاتب للظفر بكبريات الملفات المطروحة على مستوى العدالة، خاصة النزاعات ذات الصبغة الدولية مثل قضية سوناطراك - ريبسول الإسبانية.
واعتبر السيد بول نيمو، في حديث مع ''الخبر''، على هامش اليوم الوطني للاتحاد الدولي للمحامين المنعقد، أمس، بفندق شيراطون وهران، أن ''مشكلة التكوين مطروحة بحدة في الجزائر وهو ما يجب تداركه لمواجهة خطر العولمة والـتأقلم مع قواعد المنافسة الحرة مع مكاتب محاماة أنجلوساكسونية عملاقة''. وثمن بالمناسبة مبادرة الوزارة الوصية لإنشاء مدرسة خاصة بالمحامين لتدارك هذا التأخر. كما دعا المحامين الجدد إلى ضرورة تعلم اللغات الأجنبية لمقاومة زحف العولمة. وأضاف في نفس السياق ''يجب أن تتكفل الدولة بتكوين المحامين عن طريق إرسال بعثات إلى الخارج للاطلاع على تقنيات المحاماة الأنجلوساكسونية بخصوص قانون الأعمال أو حقوق الإنسان''.
وعن سؤال لـ''الخبر'' حول إمكانية ترؤس الجزائر للاتحاد مستقبلا، صرح قائلا: ''هو أمر ممكن طبعا، لكنه مستبعد في الوقت الحالي لأن ذلك يتطلب مسارا طويلا وشاقا من النضال من طرف المحامين الجزائريين لإثبات أنفسهم على مستوى الاتحاد''. من جهة أخرى، وفي مداخلته حول التجربة الأوروبية، تطرق السيد نيمو إلى تعليمة الاتحاد الأوروبي التي تلزم المحامين ''بالوشاية'' بموكليهم في حالة وجود شكوك حول مصدر أموالهم لدى الهيئات الرسمية عن طريق النقابات، في إطار مكافحة الإرهاب وتبييض الأموال. وتتضمن التعليمة، التي اعتبرها المحاضر ''إخلالا بحق التحفظ لدى المحامي وبحقوق المتقاضين''، عقوبات جزائية ضد كل من تثبت مخالفته لهذه التعليمة السارية المفعول على كامل بلدان الاتحاد الأوروبي.
من جهة أخرى، استعرض الأستاذ بلبار الهواري، رئيس اللجنة الوطنية للاتحاد الدولي للمحامين، الخطوط العريضة لليوم الدراسي، خلال افتتاح الأشغال بحضور السلطات المحلية ومحامين قادمين من فرنسا، الولايات المتحدة الأمريكية ومن المغرب. وأفاد المتحدث أن التظاهرة تدخل ضمن الأجندة العادية للاتحاد في الجزائر. ويأمل الأستاذ بلبار ''تدعيم حضور هذه الهيئة -التي تضم مجلس الشيوخ الدولي التابع لها قرابة 300 نقابة للمحامين عبر العالم- في بلدنا والاستفادة من تجربتها الكبيرة كهيئة استشارية لدى منظمة الأمم المتحدة أو من خلال الـ40 لجنة التي يضمها الاتحاد''. في السياق ذاته، كشف عن تنظيم ملتقى حول ''الخبرة في القانون البحري''، بالإضافة إلى مواضيع فرعية تتناول ''البيئة والتلوث البحري'' بالنظر إلى الأهمية المتزايدة لهذه الأخيرة في مجال القانون الدولي.
من جهة أخرى، سيحتضن فندق الشيراطون بوهران، اليوم، انتخابات لتجديد عهدة الرئيس الحالي للجنة الوطنية للاتحاد الدولي للمحامين

Union méditerranéenne : la mise en garde de Jouyet

Posté le 11.03.2008 par barreaudalger


De notre correspondant à Bruxelles Pierre Avril
25/01/2008 | Mise à jour : 12:45 | Commentaires 29 .
Le secrétaire d'État aux Affaires européennes confie au Figaro que le projet de Nicolas Sarkozy lui semble mal engagé.
Jean-Pierre Jouyet, le secrétaire d'État français aux Affaires européennes, s'inquiète des réactions négatives suscitées, en Europe, par le projet d'Union méditerranéenne lancé par Nicolas Sarkozy au moment de son élection à la présidence de la République, en juin 2007. De fait, l'initiative française est mal vue à Berlin. L'Allemagne craint qu'elle n'entre en concurrence avec d'autres projets similaires de coopération entre l'UE et les pays du Sud, dont le Maroc et l'Algérie. Par ailleurs, Angela Merkel refuse que les pays du nord de l'Europe, ne possédant pas de côte méditerranéenne, soient mis à l'écart.

Le secrétaire d'État aux Affaires européennes a confié jeudi au Figaro que ce dossier constituait «une véritable pomme de discorde» avec nos partenaires européens. Il redoute qu'elle ne perturbe le déroulement de la présidence française de l'UE, qui commence le 1er juillet. «Les Allemands sont très sensibles au principe d'une concertation en amont, avant tout effet d'annonce. Or nous avons tendance à faire des annonces le matin et vouloir les réaliser le soir, explique Jean-Pierre Jouyet. Il ne faudrait pas qu'on se mette à construire un projet à côté ou en dehors de l'UE, ce qui constituerait un très grave point d'achoppement. Nous devons veiller à ne prendre aucune décision stratégique dans ce domaine sans que tous nos partenaires soient associés», ajoute-t-il.

Le projet d'Union méditerranéenne porte notamment la signature d'Henri Guaino, le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy.

À l'origine, Paris se déclarait prêt à refondre toutes les initiatives politiques existantes sur le sujet, dans un grand ensemble politique intitulé Union méditerranéenne : c'est-à-dire le processus de Barcelone, lancé en 1995, et la politique de voisinage, pilotée par la Commission européenne et visant à construire un partenariat sur mesure entre l'UE et ses principaux voisins, dont les pays méditerranéens. Aujourd'hui, Jean-Pierre Jouyet exhorte l'Élysée à ne pas trop pousser les feux, soulignant que le projet français devait être «complémentaire» des politiques déjà existantes, voire s'appuyer sur elles.


«Un choix stratégique»

«Il s'agit de se concentrer sur trois à cinq projets, pas plus» estime-t-il, citant les transports ou l'énergie. Il écarte l'idée de développer un projet de «civilisation» avec les pays méditerranéens, comme l'idée fut évoquée. «Le grand projet de civilisation, il est européen. Si nous en voulons un autre, il faut le dire. Si, à l'occasion de notre réunion qui sera organisée sur la Méditerranée, les 13 et 14 juillet à Paris, nous donnons l'impression à nos partenaires, notamment allemands, de vouloir privilégier une union à côté d'une autre, nous aurons beaucoup de mal à conserver la crédibilité de la présidence française. Nous sommes placés devant un choix stratégique : soit nous privilégions une présidence française ambitieuse, assurant la nécessaire continuité des dossiers européens, tout en donnant les impulsions nécessaires. Soit nous considérons que l'Union méditerranéenne, en soi, est plus importante que tout le reste. Mais à ce moment-là, nos partenaires pourraient nous demander de choisir», avertit-il.

Du bon usage du putsch

Posté le 11.03.2008 par barreaudalger


Jacques de Saint Victor
31/01/2008 | Mise à jour : 12:16 | Le Figaro.
Un essai collectif de Christophe Boutin et Frédéric Rouvillois tente d'analyser la notion de «coup d'État» et son actualité.
Le conseiller secret américain, dépêché par les États-Unis pour aider le gouvernement italien, lors de la terrible affaire Aldo Moro, déclara récemment que son objectif n'était pas d'obtenir la libération de l'otage, mais de faire croire aux terroristes que l'État était prêt à négocier. Jusqu'à ce qu'il rompe toute discussion à la dernière minute, entraînant la mort d'Aldo Moro, pour,au final parvenir au discrédit total des Brigades rouges. L'agent secret s'était inspiré, disait-il, du «coup d'État légal» (sic) du général de Gaulle.

Cet emploi du mot laisse penser qu'il a des significations multiples. De fait, comme le rappellent Christophe Boutin et Frédéric Rouvillois dans l'original et intéressant essai collectif qu'ils viennent de diriger, les coups d'État n'appartiennent pas nécessairement à des temps révolus ou à des continents éloignés. La technique du coup d'État, pour paraphraser l'ambigu Malaparte, est beaucoup plus variée qu'il n'y paraît et de nombreux événements politiques peuvent être analysés par le biais de cette notion. Arnaud Teyssier souligne que « coup d'État » est riche de sens et ne se limite pas au coup de force. Dans la langue de l'Ancien Régime, celle de Gabriel Naudé, il peut désigner la restauration du pouvoir légitime.

Le plus célèbre « coup d'État » reste, de ce point de vue, celui que tenta Louis XV en 1771, avec le chancelier Maupeou, pour réaffirmer l'autorité de sa couronne. L'historien Jean-Louis Harouel entreprend avec cette grille de lecture une intéressante plongée au cœur de l'ancienne société monarchique, tandis que Jean-Pierre Machelon revient sur le fameux coup d'État du maréchal de Mac-Mahon et qu'Alain Laquièze reprend avec brio l'analyse des coups d'État révolutionnaires, notamment ceux qui vont marquer sous le Directoire l'incapacité de la rigide séparation des pouvoirs de l'An III à résoudre le choc des forces politiques. C'est ce qui explique pourquoi le général de Gaulle craignait tant la transposition en France du régime présidentiel…


Les «coups d'État conjoncturels»

Ce qui risque de surprendre le lecteur ne réside pas seulement dans ce tableau historique. Les rédacteurs de ce volume dévoilent l'actualité d'un terme qui paraît beaucoup plus adapté à nos modernes démocraties qu'on ne pourrait le soupçonner. Mitterrand avait-il raison en affirmant que la Ve République est un « coup d'État permanent » ? L'analyse du juriste Frédéric Rouvillois permet de faire le point sur la nature de la Ve République, en partant de ses origines. Le régime de 1958 n'est pas issu, rappelle-t-il, d'un coup d'État, mais d'une sorte de révolution. Le 13 mai n'a rien à voir avec le 18 Brumaire. Dans un cas, les circonstances extérieures (la crise algérienne) contraignent le pouvoir à réagir et à recourir à une personnalité extérieure ; dans l'autre, un petit quarteron de comploteurs tente de s'emparer du pouvoir. Ce qui n'empêche pas que de Gaulle ait pu avoir recours à des petits arrangements constitutionnels (comme l'utilisation abusive de l'art. 16) que Rouvillois associe à des « coups d'État conjoncturels».

Y a-t-il aujourd'hui une actualité du coup d'État ? Les auteurs la traquent dans une partie très éclairante qui permet de réfléchir, comme dans l'article de Philippe Guillot, sur le rôle essentiel des médias, et de leur instrumentalisation, dans la réalisation des coups d'État modernes.

Mais le plus original reste probablement l'article de Gilles Lebreton où l'auteur analyse ce qu'il appelle «le coup d'État républicain», notamment celui des juges du Conseil constitutionnel. Ainsi, ce que les juristes européens considèrent depuis une décision du 10 juin 2004 comme la reconnaissance de la supériorité des règles communautaires sur le droit français pourrait bien apparaître au contraire comme l'expression d'une subtile résistance. Le Conseil ne se reconnaît pas compétent pour contrôler les lois transposant les directives en droit français mais il ajoute qu'il pourrait être fait obstacle à leur transposition en raison d'une « disposition expresse » contraire de la Constitution . Voilà qui rassurera ceux qui connaissent l'offensive menée par les Anglo-Saxons, via notamment la Banque mondiale *, pour balayer le droit français au profit d'un « standard juridique mondial » qui est bien sûr le droit anglo-saxon…
* Lire malgré quelques approximations historiques, l'intéressant essai de David Thesmar et Augustin Landier, Le Grand Méchant Marché : décryptage d'un fantasme français (Flammarion). À paraître en mars en collection Poche.
Le Coup d'État de Christophe Boutin et Frédéric Rouvillois F.-X. de Guibert, 419p., 25€.

Hersant prend les clés de «Nice-Matin»

Posté le 11.03.2008 par barreaudalger


Marie-Lætitia Bonavita et Philippe Larroque
07/02/2008 | Mise à jour : 09:02 | Le Figaro.
Le groupe de la famille Hersant place ses hommes. Il compte investir 40 millions d'euros dans la modernisation de ses journaux régionaux du sud de la France.
Le groupe Hersant Média (GHM) prend ses quartiers dans les quotidiens Nice-Matin et La Provence, ses nouvelles propriétés dans le Sud. Après l'acquisition en août de ce secteur du sud de la France auprès du groupe Lagardère pour 160 millions d'euros, l'ex-France Antilles ( L'Union de Reims, Paris Normandie, Paru Vendu…), détenu aujourd'hui par les héritiers de Robert Hersant, devient seul maître à bord. En quinze jours, les départs de Stéphane Duhamel, patron de La Provence, et de Michel Comboul, de la présidence de Nice-Matin, ont été annoncés. Le premier a été remplacé par Didier Pillet, transfuge de Ouest France, et le second par Jean-Paul Louveau, ancien du Monde et de sa filiale les Journaux du Midi. «Nous voulons appliquer notre nouvelle stratégie», explique Frédéric Aurand, le président du directoire de GHM.

Certes, La Provence (12 éditions et 835 personnes) est un des journaux les plus rentables de la presse régionale, avec une marge brute d'exploitation de 8,5 % pour un chiffre d'affaires de 90 millions d'euros. Mais, l'an dernier, il a fallu recourir à des réductions de coûts pour compenser la baisse de la diffusion. «Nous voulons remédier à ce phénomène, avec des développements précis qui seront la tâche de Heidi Dahmani», poursuit-il. Le nouveau directeur des rédactions marseillaises ( La Provence, Marseille Plus, L'Hebdo…), ancien de Télé Loisirs et de Voici, est chargé d'adapter le contenu éditorial à la population composite de Marseille, avec un prisme sur les sujets touchant l'Algérie, le Liban ou encore Israël. À Nice-Matin , la situation est moins flatteuse. Le groupe (Nice-Matin, Var-Matin, Corse-Matin) a dégagé en 2007 une marge limitée à 3,5 % pour un chiffre d'affaires de 133,5 millions d'euros.


Réduction d'effectifs

«Nous nous sommes engagés à moderniser les imprimeries en contrepartie d'un plan de modernisation sociale», dit Frédéric Aurand. En clair : une négociation sur la réduction d'effectifs va être engagée en accord avec les salariés. Le groupe compte aujourd'hui 1 185 personnes. Dans ces négociations, le nouveau propriétaire s'appuiera sur les représentants des salariés qui sont encore associés au capital de Nice-Matin, via le statut particulier de société anonyme à participation ouvrière (Sapo).

Le Groupe Hersant compte investir 40 millions d'euros dans les prochaines années dans son nouveau «pôle Sud». Au total, le groupe aura donc déboursé 200 millions, compte tenu du prix d'acquisition. Sur cette somme, 80 millions ont été apportés cash par une partie des neuf héritiers de Robert Hersant. Le solde de 120 millions a été financé par une dette bancaire. Cette dernière s'ajoute à un endettement de 100 millions d'euros contracté lors de l'achat en 2004 de Comareg, le pôle de presse gratuit (Paru Vendu). Au total, la dette s'élève à 220 millions d'euros pour 138 millions de fonds propres.


Gaz de France est exclu du gazoduc Nabucco

Posté le 11.03.2008 par barreaudalger


F. M.
08/02/2008 | Mise à jour : 07:57 | Le Figaro .

Le futur gazoduc sera long de 3 300 km. Il approvisionnera l'Union européenne en gaz du Moyen-Orient et d'Asie.
Malgré le refus très politique de la Turquie, le groupe français estime que tout n'est pas encore perdu.
RWE, oui ; Gaz de France, non. C'est le résultat des courses dans le cadre du projet Nabucco, ce gazoduc stratégique qui doit relier la mer Caspienne à l'Union européenne à l'horizon de 2012. Alors que l'électricien allemand a été retenu comme sixième partenaire, le gazier tricolore a appris hier qu'il ne ferait pas partie du consortium. Outre RWE, Nabucco réunit désormais l'autrichien OMV, le hongrois Mol, le roumain Transgaz, le bulgare Bulgargaz et le turc Botas.

À dire vrai, l'échec de la candidature de Gaz de France n'est pas vraiment une surprise. La Turquie a mis son veto à son entrée dans Nabucco parce que le Parlement français a reconnu le génocide arménien.

Cet environnement très politique explique peut-être que tout n'est pas perdu pour Gaz de France. C'est en tout cas l'avis d'Hervé Novelli, le secrétaire d'État chargé du Commerce extérieur, pour qui « ça n'est pas terminé, pour Gaz de France comme pour d'autres » . Il se rendra en Turquie, du 17 au 20 février, avec la ferme intention de plaider en faveur de Gaz de France. Dans ce dossier, Paris peut compter aussi sur le triple soutien de l'Autriche, la Roumanie et la Hongrie.

Que ce soit pour Gaz de France ou pour les autres, l'intérêt stratégique de Nabucco n'échappe à personne : ce projet de grande envergure doit réduire la dépendance de l'Union européenne vis-à-vis de la Russie. Il s'agit de construire un gazoduc de 3 300 km nécessaire pour transporter le gaz en provenance du Moyen-Orient et d'Asie vers l'Union européenne, via la Turquie et le sud-est de l'Europe. À son maximum, Nabucco, dont le budget atteint 5 milliards d'euros, affichera une capacité de 31 milliards de mètres cube de gaz par an. Il doit être opérationnel en 2012, alors que les travaux devraient démarrer l'année prochaine.


Une alliance avec Gazprom

En attendant un éventuel retournement de situation, Gaz de France a « pris acte » hier de la décision tout en affirmant qu'il retrouvait sa « liberté d'action ». Une manière de signifier qu'il va regarder attentivement les autres projets en cours, notamment South Stream, projet concurrent de Nabucco. Il est placé sous l'égide du consortium Gazprom-Eni, mais susceptible de s'ouvrir à d'autres partenaires. C'est ainsi que Vladimir Poutine vient de se rendre en Bulgarie. Quant à Gaz de France, une alliance avec Gazprom dans South Stream permettrait de prolonger un partenariat de longue date. D'une manière générale, une stratégie de renforcement dans les gazoducs complète la stratégie de Gaz de France d'étoffer ses réserves.

Le groupe français compte déjà dans son portefeuille quelques participations à des gazoducs. Ainsi Gaz de France a-t-il prévu d'investir à hauteur de 12 % dans le gazoduc sous-marin Medgaz, chargé de relier sur 200 km l'Algérie à l'Espagne. En principe, Medgaz doit commencer à fonctionner en 2009, avec une capacité initiale de 8 milliards de m³ extensible à 10 milliards de m³.

Associé au géant allemand E.ON, Gaz de France possède aussi le gazoduc Megal, qui assure le transport de gaz à partir de l'Allemagne vers plusieurs pays limitrophes, dont la France. C'est un important réseau de transit, mais il n'a évidement pas les mêmes horizons que Nabucco.

Bombes à retardement à Sétif

Posté le 11.03.2008 par barreaudalger


Mohammed Aïssaoui
14/02/2008 | Mise à jour : 11:41 | Le Figaro.
À partir du destin de deux frères nés de mère algérienne et de père allemand, Boualem Sansal ouvre une page douloureuse de l'histoire.
Boualem Sansal n'écrit que des livres utiles, des livres qui frappent là où on s'y attend le moins: au sein même de son pays, de son peuple, l'Algérie. Depuis Le ­Serment des barbares jusqu'à Harraga, il n'a jamais pris de gants (sinon de boxe) pour dénoncer les codes étouffants de l'islam, la corruption rampante, les dogmes. Dans Poste restante, Alger, un récit court et dense, il utilisait une méthode qu'il reprend aujourd'hui avec son nouveau roman : celle de scruter un événement de l'histoire contemporaine algérienne et de montrer à quel point il pèse encore.

Cette fois, il a déniché un épisode, resté méconnu, tiré d'une histoire vraie. Cette période dont il parle, la jeunesse ­algérienne ne peut la connaître, car elle n'est racontée dans aucun ouvrage d'histoire. On ne peut pas, non plus, la retrouver dans une bibliothèque d'Alger ou d'Oran. Tabou total. Dans ­Le Fils de l'Allemand, Boualem Sansal rappelle que, après la Seconde Guerre mondiale, des nazis ont trouvé refuge en ­Afrique du Nord. Certains d'entre eux ont même rejoint les rangs du FLN, ils sont devenus moudjahidins et ont fini leurs jours drapés en héros de la Résistance.

Le romancier s'appuie sur le journal des deux frères Schiller, nés de mère algérienne et de père allemand. Ils ont vécu en banlieue pendant que leurs parents restaient dans un petit village près de Sétif. Le cadet s'appelle Rachel (c'est un garçon), qui est la contraction ou l'union de Rachid et Helmut ; l'aîné est prénommé Malrich, qui provient de Malek et Ulrich. Pour schématiser, Malrich est celui qui n'a pas été plus loin que le CM2. Rachel s'en est bien sorti, un modèle pour les enfants d'immigrés : une femme, un travail, une maison. Mais il s'est suicidé dans son garage, après avoir découvert un « secret de famille ». Il a appris que les terroristes algériens ont assassiné sa mère et son père, et, dans le même temps, il comprend que ce père a servi dans les rangs SS. « Se découvrir le fils d'un bourreau est pire que d'avoir été soi-même un bourreau », écrit-il.

C'est à travers les tâtonnements et les voyages de Rachel et les pensées de Malrich que le lecteur plonge dans ce roman puissant, total. Avec une conviction qui nous emporte, Boualem Sansal réussit à dresser un tableau où nazisme et terrorisme algérien appartiennent à la même famille. C'est aussi une belle réflexion sur ce qu'il nomme une « amnésie volontaire ».
Le Fils de l'Allemand de Boualem Sansal Gallimard, 264p., 17€.
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